mercredi 18 janvier 2012

tératomachies et métamorphoses burlesques chez Lucien d Samosate

TERATOMACHIES ET METAMORPHOSES BURLESQUES
CHEZ LUCIEN DE SAMOSATE
ET QUELQUES ILLUSTRES CONTINUATEURS
(ceci est le résumé d'une conférence donnée en avril 2009 à Lucca; c'est une facétie sur l 'HISTOIRE VERITABLE de Lucien et quelques autres textes...)


Certes l'époque où vivait Lucien n'était pas particulièrement propice au rire et à la bonne humeur. Le 2° siècle en Syrie et dans tout le monde romain était un temps d’angoisses et d’interrogations métaphysiques, où florissaient des sectes de toute sorte; les prophètes, les messies, vrais et faux, abondaient. Renan, A.France dans sa délicieuse Thaïs, Saint Paul lui-même, nous en offrent des témoignages concordants. (voir Renan ; A. France ; saint paul])"Qu'on se rappelle les types réels ou ficitifs d'Apollonius de Thyane, d'Alex d'Abonotique, de Pérégrinus, de Simon de Giton. ces erreurs mêmes et ces chimères étaient comme une prière de la terre en travail, comme les essais infructueux d'un monde cherchant sa règle et aboutissant parfois, dans ses efforts convulsifs, à de monstrueuses créations destinées à l'oubli (...) le milieu du 1° siècle est une des époques les plus mauvaises de l'histoire ancienne" (Renan, Histoire du christianisme ; les Apôtres chap XVII).
En somme, c'est une ère où pullulent les visions, les miracles, les hallucinations collectives, une époque mystique et illuminée. Mais pour des esprits forts, des intelligences lucides comme celle de Lucien, ce spectacle grouillant est bien plutôt pitoyable. Il va alors s'engager dans un combat pour la vérité et contre l'hypocrisie et la folies ambiantes, combat qui prendra le visage du rire et de la dérision. Dans le dialogue de La mouche, il nous confie combien pour lui l’univers humain est ridicule, bas et mesquin; “ Ἐγὼ γὰρ ἐπειδὴ τάχιστα ἐξετάζων τὰ κατὰ τὸν βίον γελοῖα καὶ ταπεινὰ καὶ ἀβέβαια τὰ ἀνθρώπινα πάντα εὕρισκον, πλούτους λέγω καὶ ἀρχὰς καὶ δυναστείας, καταφρονήσας αὐτῶν καὶ τὴν περὶ ταῦτα σπουδὴν ἀσχολίαν τῶν ἀληθῶς σπουδαίων ὑπολαβὼν ἀνακύπτειν τε καὶ πρὸς τὸ πᾶν ἀποβλέπειν ἐπειρώμην.
"Les premiers regards que je jetai sur la vie humaine m'ayant fait voir que tout ici-bas est ridicule, misérable, sans consistance, je veux dire les richesses, les dignités, le pouvoir, le mépris que m'inspirèrent ces objets dont je considérais la recherche comme un obstacle à l'étude de ceux qui sont vraiment dignes de nos soins, me fit diriger les yeux vers la contemplation de l'univers"
L’invention d’univers parallèles et fabuleux, mais pas toujours idéaux, sert de contrepoids à l’insuffisance humaine; non qu' une création entièrement bonne, où le mal n’aurait pas de part, vienne se substituer dans l’inconscient humain à celle qui est notre lot, comme pour contenter l’aspiration frustrée à l’absolu qui existe en chacun d’entre nous, souvenir d’un temps mythique où notre âme vivait dans le monde des idées, pour reprendre la belle image de Platon; non; mais plutôt, il semble que ces chimères procèdent d’un légitime désir de montrer que le mal n’est pas un apanage de la réalité.
Lucien, Syrien, fils d'un sculpteur de statuettes et lui même ancien élève sculpteur, comme il le conte dans Le Songe, connaît bien la statuaire antique, qui souvent prend pour sujet des monstres (dieux syriens et leurs ennemis, le plus souvent en train de combattre). « Mon père faisait allusion à ces petites figurines de cire que je me plaisais à façonner, étant gosse. Une fois sorti de l'école, je prenais de la cire et la modelais de telle sorte que je créais des images de bœufs et de chevaux ; il m'arrivait même, par Zeus, de fabriquer des portraits humains !
16. Dès que la Science m'eut exposé à une telle vision et à une si fervente vénération, je revins dans ma patrie, me débarrassant entre-temps de ma pauvre tunique afin de revêtir une robe splendide. Peu après, je vis mon père, debout, et la Science lui montra, non seulement mes habits somptueux, mais aussi l'être que j'étais devenu et mon retour triomphal », écrit-il dans cet opuscule mi autobiographique, mi allégorique.
Au commencement, donc, il y eut une métamorphose…
Ayant renoncé à suivre ce glorieux destin, aurait-il couché sur le papier les créatures monstrueuses qu'il n'avait pas voulu façonner dans l'argile?
La virtuosité manuelle ne lui avait pas été donnée... en revanche, celle des mots, cette faculté jubilatoire de créer des vocables en même temps que des êtres, il l'eut plus que tout autre.
On a assez dit que Lucien n'avait pas la primeur des créatures fantastiques; toute l'antiquité en est remplie; du centaure Chiron, divin éducateur d’Hercule, aux sirènes d'Homère, du Minotaure, contrepoids tragique du Centaure, à la monstrueuse Gorgone ou aux Erynnies, pour s’en tenir au domaine gréco-romain, l’Antiquité est féconde en créatures hybrides et composites, dont la plupart d’ailleurs sont des représentations figurées de diverses instances de l’inconscient humain.
Alors, pourquoi consacrer une étude spécifique aux monstres lucianiques, et pas à tous les autres ?
C’est que ces créatures sont cohérentes d'une part, et d'autre part le nom qui les désigne est tantôt un nom propre tantôt un composé court comme celui des centaures. Cohérentes, dans la mesure où elles associent 2 êtres de taille sinon équivalente, du moins en rapport ; l’homme taureau est doublement logique, d’abord en raison du fait qu’un bovin peut être monté par un homme, et ainsi former avec lui un couple qui, dans l’imaginaire mythique, peut devenir indissociable ; ensuite, pour des raisons symboliques et mystiques, du fait de l’étroit rapport entre le bovin, domestiqué par l’homme au néolithique et devenu désormais indissociable de sa destinée, jusqu’à devenir à l’époque minoenne ( II° millénaire) un avatar de Zeus en personne. D’ailleurs, rappelons-nous en quels termes Platon, et après lui, Virgile et Ovide, flétriront les sacrifices bovins et les hécatombes .
Ces créatures ne doivent en aucun cas prêter à rire ; dans le meilleur des cas, elles sont divines (le centaure Chiron) ; dans le pire, terrifiantes (les Sirènes). C’est pourquoi les noms qui les désignent sout brefs, parfois aisément identifiables et parfois au contraire d’origine obscure.
Lucien au contraire s'applique à créer des composés interminables et burlesques, et à créer des monstres en forme d'oxymores: chez l'hippomyrmèque, il associe 2 êtres de tailles extrêmes: la fourmi (myrmex) et son "cavalier"; chez les lachanoptères (laitues volantes), il associe le règne végétal, dont Francis Ponge dira bien plus tard qu'il est "directement assumé par le sol", et le règne animal dans ce qu'il a de plus mobile et indépendant du sol, les oiseaux.
ensuite il ya toute la série des projectiles de guerre:les cenchroboles (lance-millet), les scorodomaques (bombardiers d'ail), psyllotoxotes (lance-puces). Le contraste comique ici consiste dans l’agressivité des combattants et la nature dérisoire des projectiles: grains d blé, puces, gousses d'ail (encore qu'on puisse douter du caractère pacifique des puces et de l'ail...)

ἱππομύρμηκοι: Hippomyrmèques( hommes-fourmis)

λαχανόπτεραι: Lachanoptères( laitues ailées)

κενχρόβολοι: Lance-millet

σκοροδόμαχοι: Bombardiers d’ail

ψυλλοτοξοταί: Lance-puces


Une des formes de l’humour naît aussi du travail et du jeu sur la langue ; Rabelais, en tant que Franciscain, avait traduit Lucien ( cf. Michael Andrew Screech, Oxford); à son tour, il invente des créatures burlesques dont le nom, composé, repose sur un calembour, et il peut alors se livrer au jeu classique des homoitéleutes qui ravissait les Grands Rhéteurs d’Athènes
« Riflandouille rifloit Andouilles: Tailleboudin tailloit Boudins ».
Le même procédé se retrouve dans la Bande Dessinéede Macherot (Dupuis éd.), Sibylline « ces affreux freux »





Un dessinateur facétieux a réutilisé ces hippogypes et hippomyrmèque dans une Bande Dessinée qui reste pour l’instant un peu confidentielle, et où il s’inspire largement de l’Histoire vraie de Lucien, mais aussi, en une sorte de raccourci hardi,du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, descendant naturel de Lucien par l’intermédiaire du Cyrano du XVI° siècle…
Il s’agit du récit intitulé De cape et de crocs, de Ayroles et Masbou (Delcourt éd.)

HIPPOMYRMEQUES:


HIPPOGYPES:


2- quoi de plus intéressant, pour mettre en valeur ces aimables monstres, que de les voir se livrer bataille mutuellement? les personnages comiques sont mieux appréciés au cours d'un combat, parce que la guerre est le propre de l'homme... comme le rire, et que les deux s'accordent le plus souvent (et puis, parce qu'il faut bien aussi exorciser cette nécessité que l'homme éprouve à massacrer son semblable, à s'en glorifier et à s'en sentir coupable).
Or, dans l'univers imaginaire de lucien, l'homme n'a pas de place, les créatures sont toutes animales. Les créations humaines ont également disparu: plus de casques, d'armures; à leur place, des haricots ou des lupins (Lucien nous fournit même un patron explicatif, pour le cas où le lecteur souhaiterait se confectioner une cotte de mailles en lupin):
" les cuirasses, disposées par écailles, étaient faites de cosses de lupins cousues ensemble, et dont la peau était aussi impénétrable que de la corne ."
Notons néammons qu'excepté l'absence de l'homme et de ses produits, la scène est très réaliste: " l'aile droite était occupée par les Hippogypes et par le roi, entouré des plus braves combattants au nombre desquels nous étions ; à l'aile gauche les salades ailées et au centre les troupes alliées , chacune à son rang.
« Et les araignées avaient tissé une toile entre la lune et l'étoile du matin », réalisant ainsi la folle entreprise de Xerxès qui fit construire un pont reliant l'Europe et l'Asie. Plus généralement d'ailleurs l'Histoire vraie est une parodie de l'Odyssée ; mais on voit ici que Lucien ne dédaigne pas d’ emprunter sa matière dans l’histoire, ce qui justifie probablement le titre qu’il donne à son œuvre d’histoire vraie.
A son tour, Rabelais mettra en scène quelqus inoubliables gigantomachies ou tératomachies;
" ce cervelat écervelé, courrurent Andouilles sus Gymnaste, et le terrassaient vilainement, quand Pantagruel acourut le grand pas au secours. Adoncques commença le combat Martial pelle melle. Riflandouille rifloit Andouilles: Tailleboudin tailloit Boudins. Pantagruel rompoit Andouilles au genoil, Frère Ian se tenoit quoy dedans sa Truye tout voyant & consyderant, quand les Guodiveaulx qui estoient en embuscade sortirent tous en grand effroy sus Pantagruel."
(Quart livre).


Les armes elles-même sont végétales: " ils lançaient de très loin avec des frondes des radis énormes et se servaient de champignons comme boucliers."
Or une des caractéristiques de la littérature enfantine, conte ou Bande Dessinée, est précisément la rectification de l'univers par la "purification des espèces" (élimination de l'homme, hormis le héros) et le remplacement des créations de l'homme ( dont il est si fier) par des végétaux: Blanche neige , dans la version de Walt Disney, parle aux animaux de la forêt et devient leur amie:


les schtroumpfs, quant à eux, vivent dans des champignons:

Sibylline combat les freux (corbeaux) à coups de navets:


La création d'un univers purgé de l'homme passerait alors par un retour au stade pré-édénique où le héros (resté enfant) se réapproprie la création.









3 - la métamorphose n'est qu'une modulation de la créature composite; la différence est d'ordre spatio-temporel; la métamorphose présente une conglomération dans le temps, le monstre, dans l'espace.
De même que les monstres composites ne sont pas une création de Lucien, de même, la métamorphose et un thème traditionnel non seulement de la littérature mais aussi de la spiritualité antique. C'est ainsi que, parodiant les croyances des cultes à mystères ( Eleusis, Dionysos, orphée, ) selon lesquels l'homme était assujetti à subir la "roue des naissances" si l'initiation ne venait pas l'en délivrer, il imagine à son tour des métamorphoses burlesques, comme la transformation de Pythagore en coq, et qui plus est, suprême dérision, en coq picorant... des fèves! Mais la métamorphose Lucianienne est une métamorphose inversée, car, contrairement à la tradition antique où la victime (Arachné la brodeuse par exemple) va prendre la forme d’un animal doué de la même particularité que lui (l’araignée), ici le pauvre Pythagore se voit affligé d’une incarnation bavarde et criarde (pour contredire la règle pythagoricienne du silence), aux couleurs éclatantes ( pour contredire la règle de frugalité et de sobriété) et qui plus est, gavé de fèves. Mais loin de se plaindre, notre philososphe, tout gonflé d’auto suffisance et de fatuité, explique que cette métamorphose ne lui est pas dommageable à partir du moment où elle s’inscrit dans le temps « C'est que tu ne connais, Micyle, ni les motifs de ma conduite ni les devoirs relatifs à chaque condition. Quand j'étais Pythagore, je ne mangeais pas de fèves, parce que j'étais philosophe; mais aujourd'hui, j'use de cette nourriture qui convient à la volaille et qui ne nous est pas interdite. » ...

Avec un iconoclasme qu’on ne saurait se dissimuler, Lucien s’en prend plus volontiers aux dieux, aux rois et aux philososphes.
C’est pourquoi, au delà du procédé purement comique, il y a dans cet acharnement une véritable dérision du sacré.
En littérature, la métamorphose oscille constamment entre la terreur et le rire . Dans le 1° cas, elle n’est que l’expression du châtiment divin: Zaphora (pour sortir du domaine i.e) transformée en statue de sel pour avoir désobéi, Marsyas en rivière, pour ne citer que ces exemples. Les dieux exercent ainsi leur pouvoir sur les hommes, car ils ont toute puissance sur leur enveloppe corporelle, en souvenir du temps où ils le façonnèrent dans une motte de terre glaise.
Plus tard, la fable populaire reprendra à son compte cet effet de terreur et on verra des princes métamorphosés en crapauds ou en oiseaux (dans le conte russe de Finist, le beau faucon), des princesses en grenouille dans un conte hongrois,
Mais si l’on évacue toute croyance en une divinité transcendante, alors ce ressort tragique devient ressort comique. La dérision est aussi dans ce cas une arme très efficace pour exorciser (c’est le cas de le dire...) l’antique terreur que tout homme porte en lui, car toute vie est sujette à métamorphose: le bébé joufflu devient un vieillard caduc, et dans un colloque sur l’humour il ne sera peut-être pas déplacé de citer Raymond queneau chanté par Juliette Gréco!
"Très sournois s'approchent
La ride véloce
La pesante graisse
Le menton triplé
Le muscle avachi" (1)

Mieux vaut en rire....

(1) Si tu t’imagines
Paroles de Raymond Queneau
Chanté par Juliette Greco

si tu t'imagines
si tu t'imagines
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

si tu crois petite
tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi

allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures!!!

jeudi 29 septembre 2011

la civilisation minoenne

les hellénistes se souviennent de cette heure de cours consacrée à l'art des Minoens et des mycéniens; Lawrence avait même mis en fond d'écran de l'ordi un rhyton zoomorphe en or massif! c'est les étudiants de BTS qui ont dû être surpris le lendemain matin...


Alors pour que tout le monde puisse en profiter, et mettre en fond d'écran à la maison un rhyton zoomorphe en or massif, ou la belle Parisienne par exemple, voici quelques une de ces images:


1- ART MINOEN
vous vous souvenez sans doute que le rhyton est un verre sans pied, que l'on doit donc vider d'un seul trait pour pouvoir le poser sur la table; en voici un, en terre cuite,à tête de taureau; vous vous souvenez de l'importance du culte du taureau chez les crétois; il domine même toute leur civilisation, puisqu'il est impliqué dans la légende du roi Minos, ainsi que dans celle d'Europe:






















voici maintenant une ravissante coupe à boire:



























la civilisation minoenne excellait par ses fresques murales aux couleurs éclatantes, et débordant de mouvement, de grâce et de joie de vivre; on voit ici une cérémonie religieuse, des danseurs et des lutteurs un peu androgynes (remarquez la finesse de leur taille), des poissons, des taureaux:

































Je vous présente maintenant la célèbre et ravissante "parisienne", ainsi surnommée à cause de son air mutin et effronté, carctéristique des Parisiennes! Voyez comme son maquillage est soigné, et sa coiffure sophistiquée! son oeil, de face, sur un visage de profil, est directement inspiré de l'art égyptien.









































Les abeilles constituent un sujet de choix; peut-on parler d'un culte de l'abeille? peut-être pas, mais il ne faut pas oublier que le miel est une des ressources naturelles de la Grèce; on voit ici un pendentif en or représentant 2 abeilles affrontées; et un étonnant chaton de bague (grossi bien sûr) sur lequel les danseuses... sont des abeilles à corps humain! leurs seins proéminents les assimilent à des divinités de la fécondité, cependant que leur taille étranglée (oserai-je risquer une plaisanterie... taille de guêpe!) fait très nettement penser aux déesses babyloniennes, rappelées aussi par la maîtresse des fauves, que vous verrez plus bas:




































Cette divinité féminine fait en effet penser à la "maîtresse des fauves" mésopotamienne; c'est peut-être Cybèle, déesse de la fécondité, qui régnait sur l'Ida. Sa poitrine généreuse et nue en fait une déesse de l'allaitement; elle brandit dans chacune de ses mains un serpent, bien connu pour être un symbole phallique, de fécondité masculine.Cette petite statuette est en ivoire.

jeudi 2 décembre 2010

la formation de l'aoriste moyen

Nous ne parlons pas du passif, n'est-ce pas; ce dernier, vous le savez, est différent du moyen précisément à l'aoriste et au futur.
Former un aoriste moyen est tout aussi simple que de former un aoriste actif;
Comme à l'actif, il y a 2 aoristes: le sigmatique, caractérisé par la syllabe - σα-;
et le thématique, caractérisé par la présence d'une voyelle thématique, toujours dans le même ordre: ο ε ε ο ε ο; et les désinences de l'imparfait, qui, au moyen, sont les mêmes que celles de l'aoriste!!! LA CHANCE!!!
il faut



Ce qui nous donne, dans le cas d'Alexandre qui délie SON cheval:
ἐ λυ σά μην
ἐ λύ σα σο... aïe... j'ai juste oublié de vous dire...... (1)
ἐ λύ σα το
ἐ λυ σά μεθα
ἐ λύ σα σθε
ἐ λύ σα ντο

(1) ... oublié, non... je l'ai fait exprès! (j'ai honte!) bref, je ne vous ai pas dit que sigma, phonème débile, dans cette position intervocalique, disparaît sans laisser de traces... laissant en contact α et ο, qui s'aiment tellement qu'ils se ... contractent en ω!!! et donc, à la place de ἐλύσασο , on aura ἐλύσαο, et enfin ἐλύσω! hum hum, limpide, n'est-ce pas...!
pas d'"inquiétude, vous ne rencontrerez pas cette forme lors du CB!

et, pour un verbe comme γίγνομαι, γενήσομαι, ἐγενόμην, γέγονα: (celui-ci est entièrement, et TOUJOURS, moyen, pour la simple raison qu'il signifie devenir... n'est-ce pas le type même de l'action intériorisée!!!)
Vous prenez donc le 3° temps: c'est lui, l'aoriste; une rapide observation vous permettra de remarquer qu'il ne présente pas la syllabe -σα-, mais la voyelle thématique; alors, allez-y: prenez son radical d'aoriste: γεν-;
vous n'oubliez pas, bien sûr, l'augment: ἐ γεν
puis, la voyelle thématique, dans l'ordre indiqué, et que vous devez retenir PAR COEUR!
et les mêmes désinences que pour l'aoriste sigmatique!
ce qui vous donne:
ἒ γεν ό μην
ἐ γέν ε σο aïe aïe aïe... vous allez finir par m'accuser de mauvaise foi... :-( (2)
ἐ γέν ε το
ἐ γεν ό μεθα
ἐ γέν ε σθε
ἐ γέν ο ντο

FACILE NON?

(2) euh oui, à vrai dire, sigma ici aussi a un mauvais comportement... étant intervocalique, il disparaît sans explications... laissant an contact ε et ο, qui, comment dire? se... contractent en ou! donc, vous lirez la forme ἐγένου!!!!!
courage!

ah!
si jamais vous avez des questions, des problèmes,

... n'hésitez pas: la rubrique commentaires est faite pour cela! j'y répondrai quotidiennement, et à la rentrée, nous reverrons ensemble cette joyeuse conjugaison!
et surtout, pensez à vous reporter au tableau publié juste en dessous!

dimanche 27 juin 2010

corrigé des exercices


Le corrigé complet des exercices de la 1° série est arrivé!
Dites-moi si ces exercices vous sont utiles, si vous avez des problèmes, si vous en voulez d'autres!!!
suivez attentivement le blog, une BD arrive dans ... les heures qui viennent...
et d'autres exercices si vous en voulez!
N'hésitez pas à me dire ce qui vous est le plus utile!
pour les corrigés: cliquez sur le lien en haut de la page.

jeudi 24 juin 2010

cahiers de vacances...

voici les tout nouveaux exercices de vacances!!!
ils sont de 2 sortes: 1) des exercices d'assouplissement morphologique, destinés à vous aider à mieux maîtriser les déclinaisons et conjugaisons; 2) des petites (ou grandes...) phrases, les unes de ma composition, les autres, paraphrases d'auteurs, et enfin de vraies phrases d'auteurs!
Vous trouverez les corrigés à la suite.
1° SERIE

A- EXERCICE PRÉLIMINAIRE: DIVERTISSEMENT MORPHOLOGIQUE
Avant toute chose, révisez vos déclinaisons et conjugaisons (aidez-vous du tableau des désinences ci dessous)
voici une série de mots;
1- classez-les en 3 colonnes: noms, adjectifs, verbes.
2- pour la 1° colonne (noms) indiquez le cas, ajoutez l'article correspondant, et employez la forme dans une courte phrase grecque
- pour la 2° colonne (adjectifs): donnez le genre, le nombre, le cas; formez un groupe article/adjectif/nom (de votre choix), en gardant le cas; traduisez le groupe
- pour les verbes: indiquez le temps, la personne, la voix (active, passive, moyenne); donnez les 4 radicaux du verbe, traduisez (le tout, sans dictionnaire)
ἐγένου καλόν ἀγαθά
γένους κάλλων ἐγνωκα
καλούς ἐκέλευον ἐγέλασα
μικροῦ ἔτεκον γυναῖκα
πολλοῦ κωλύων γέγονα
πόλεως ἔνεγκον γράμματα

τίκτει κρύπτεις δεινάς
κινήσει φύσεις ἐδάκρυσαs
ἔτικτει ἀληθεῖς θείας

Β- EXERCICES DE LA SUITE DU COURS

1 Τὸ δένδρου κάλλος ἐστὶ τόδε • κλάδοι εὐγενεῖς καὶ κομὴ πολλὴ καὶ ῥίζαι βαθεῖαι. 2 Ἐν τούτῳ τῷ τόπῳ ἦν ἡ γῆ πεδίον ὁμαλόν. 3 ὅδε ὁ βίος σκιᾶς πάροδός ἐστιν. 4 Δαρεῖος καὶ Ἀλέξανδρος ἀντιτετάγμενοι ἦσαν• τοῦδε μὲν τοῦ ἄνακτος ἀνδρεῖοι καὶ ἰσχυροὶ ἦσαν οἱ στρατιῶται, ἐκείνου δὲ δειλοὶ καὶ μαλακοί.

ΔΙΟΓΕΝΗΣ . Τί δακρύεις, τηλικοῦτος τελευτήσας; ἦ που βασιλεύς τις ἦσθα;
ΠΤΩΧΟΣ . Οὐδαμῶς .
Δ . Ἀλλὰ σατράπης;
Π . Οὐδὲ τοῦτο .
Δ . Ἀλλ’ οὖν ἐπλούτεις;
Π . Οὐδὲν τοιοῦτον • ἀλλ’ ἔτη μὲν ἐγεγόνη ἀμφὶ τᾶ ἐνενήκοντα •βίον δὲ ἄπορον ἔζων, εἰς ὑπερβολὴν πτωχὸς ὤν, ἄτεκνός τε προσέτι καὶ χωλός .
Δ . Εἶτα τοιοῦτος ὢν ζῆν ἤθελες;
Π . πῶς δ’ οὔ; ἡδὺ γὰρ τὸ φῶς .
Δ . Νὴ τὸν κύνα, παραπαίεις, ὦ γέρον.
Lucien.

mardi 15 juin 2010

LE COMIQUE DE PLAUTE .

(Amphitryon v. 290 à 462)


(PLAN :
jeux de mots et calembours
le sosie ou la répétition
je est un autre ou la liberté et l’illusion)

Le théâtre de Plaute était destiné non à une élite intellectuelle (comme c’est plus ou moins le cas aujourd’hui) mais à un public populaire et mêlé, fondant ainsi une tradition qui trouvera son expression la plus achevée au siècle classique, avec cette épreuve décisive que constituera pour un Molière ou un Racine le verdict du parterre.
C’est pourquoi les ressorts comiques de ses pièces sont essentiellement auditifs : calembours, jeux de mots facilement accessibles à un public bruyant et pas toujours attentif ; et visuels : la situation insolite que constitue par exemple le dédoublement Sosie-Mercure est très bien faite pour fixer l’attention. Mais au-delà de ces formes élémentaires, le poète fonde le rire du spectateur sur une postulation fondamentale de l’être : si je ne suis pas ce que je suis, alors, qui suis-je ?

Les jeux de mots et calembours.
Cette forme de comique est la plus élémentaire et la plus grossière. Elle est
accessible à tout spectateur dès lors que le sens des mots mis en cause lui est connu. Elle se fonde sur la théorie saussurienne du signe linguistique : le lien qui unit le nom et le concept étant arbitraire, le rapprochement de 2 mots quasi homophoniques (verbero/verbero ; Sosia/socius) n’entraîne normalement pas d’alignement des concepts. Le rapprochement provoque alors dans l’esprit la rupture d’un parallélisme, dont le caractère inattendu déclenche le rire (ainsi, la similitude phonique entre Quintus – le prénom- et quintus –le cinquième- entraîne de façon inattendue la métamorphose de Sosie en 5° victime etc.)
L’homophonie Sosia/ socius laisse attendre un parallélisme entre le personnage de Sosie et un associé imaginaire.
Le cas de verbero est encore plus net : un mot unique fait naître dans l’esprit deux concepts : « pendard » et « je te frappe ».
Un autre procédé consiste à prendre au pied de la lettre un cliché ; ainsi au v. 332, nescioquem loqui… Sosiaest (« je ne sais qui a parlé… je m’appelle Sosie, et non Jenesaisqui ») ; au v. 325 :vox advolavit… qui non alas intervelli ( « une voix vole à mes oreilles… que ne lui ai-je coupé les ailes ! »). au v.309 / pugnos edet… non placet… esse ( « il goûtera mes poings… merci, je n’ai plus faim, j’ai déjà goûté »). L’homme qui, ignorant l’arbitraire du signe, prend au sens propre une expression figée, est un naïf, comme le montrera plus tard Voltaire avec Candide. C’est un simple d’esprit. Or, le simple d’esprit fait rire. Sosie provoque le rire parce que c’est un esprit peu évolué, infantile.
Parfois même la métaphore est filée, et le quiproquo rebondit ; le jeu se complique ; au v. 367 :
- advenisti… consutis dolis
tunicis consutis… advenio
pedibus, non tunicis venis.

Ici la confusion joue non seulement sur les sonorités, mais également sur les valeurs syntaxiques de l’ablatif. La scène évolue vers l’absurde complet ; mais ce procédé est déjà proche de celui de la répétition.


Sosie ou la répétition
Bergson, dans son essai sur Le Rire, a longuement analysé la vis comica du procédé de la répétition. Or ce procédé est ici employé sous 2 formes. Tout d’abord, la répétition d’une situation qui, prise isolément, n’aurait rien de particulièrement comique (voyez Chaplin dans Les Temps modernes). C’est ce que Bergson appelle « le diable à ressort » : on aplatit le diable, il se redresse. De même, chaque fois que Mercure interroge Sosie, et que ce dernier répond « je m’appelle Sosie » (et comment pourrait-il répondre autre chose !), Mercure l’assomme en commentant son geste d’un « vapula ! » vengeur. C’est le jeu un peu cruel du chat et de la souris. Mercure sait qu’il aura toujours le dessus. Sa nature divine lui donne la placidité nécessaire pour mettre au point cette petite comédie. Mais le spectateur, loin de prendre en pitié Sosie, se réjouit de le voir ainsi transformé en punching ball, chosifié pour ainsi dire. C’est que Sosie, en devenant le jouet de Mercure, a perdu son humanité. Il ne peut plus nous émouvoir.
La répétition ne joue pas seulement sur la situation, mais sur l’identité même des personnages : Sosie, qui est seul au début de la scène, se trouve, à l’arrivée de Mercure, pour ainsi dire tiré en double exemplaire. Le personnage de Sosie, qui n’avait rien de particulièrement comique en lui-même, devient sujet de rire de par son dédoublement. « Deux visages semblables, dont aucun ne fait rire en particulier, font rire ensemble par leur ressemblance » : C’est Pascal qui nous fournit la clef de cette 1° scène. Voici comment Bergson commente cette Pensée et cette situation de dédoublement : « nous soupçonnons du mécanique derrière le vivant ». sosie accentue cet effet en ne ménageant pas à son double son admiration devant sa carrure impressionnante : « quantus et quam validus est ! », alors que lui-même reconnaîtra plus loin : « sura, pes, statura… totus ; tam consimilist atque ego » (il me ressemble comme 2 gouttes d’eau) (V. 444)

je est un autre ou la vérité et l’illusion
En réalité, cet effet mécanique se double d’un autre, beaucoup plus intéressant : Mercure ne se contente pas d’emprunter les traits de Sosie et de présenter au spectateur une paire, un parallélisme irréprochable, il fait plus : il prétend réduire cette paire à l’unité en absorbant la personne de Sosie. En d’autres termes, il prétend nier son existence : audes Sosiam esse dicere, qui ego sum ? ego sum, non tu, Sosia . (v.373). c’est ce passage du simple au double, puis du double à l’unique qui provoque le rire du spectateur, non seulement parce qu’à ce mirage du « je est un autre », Sosie sent sa raison vaciller, et que la démence est toujours proche du comique ; mais aussi parce que ce va et vient fonde l’illusion et le jeu entre le mensonge et la vérité.
Cette scène pose le problème de l’identité et de son sérieux : qui me garantit que je suis moi, sinon moi-même ? et si autrui vient m’affirmer qu’il est lui-même « je », comment ne pas le croire puisque ce pronom (ego) possède la particularité de ne pouvoir s’appliquer qu’à celui qui parle, qu’il rend par là même unique ? « je » ne peut être que celui qui dit « je », et il est unique au monde ; les autres s’appellent « tu », ou « il ». Dès lors que « tu » devient « ego » , que l’unique devient multiple, la confusion règne dans les esprits. Elle est à son comble au v. 378 : ego sum Sosia ille, quem tu dudum esse aiebas mihi (c’est moi en réalité qui suis ce Sosie, que tu prétendais être tout à l’heure) ; ou au v. 343 : tu negas med esse ? (tu prétends que ce n’est pas moi ?)
L’utilisation du pronom sujet «facultatif « tu » est plus que jamais signifiante !
La logique imparable de l’ argumentation de Mercure (je dis « je », donc je suis « je ») finit par désrçonner Sosie lui-même. Il veut bien être qui on voudra, puisqu’il est désormais dépouillé de son « je » : - qui nunc vocare ?
- nemo, nisi quem jusseris
( comment t’appelles-tu maintenant ? – comme tu veux)
Le dément qui se prend pour César nous fait rire. Ainsi de Sosie.
Mais si Sosie n’est plus sûr d’être lui-même, quelle vérité peut désormais résister au doute ? la scène comporte tout un jeu sur la vérité et le mensonge. Parfois, dans sa bêtise, Sosie en est la victime : il joue avec le feu au v. 344 :
- verbero !
mentiris nunc ! et jam faciam, ut verum dices dicere!
Quid est opus? Répond Sosie ; en effet, quel besoin avait-il de provoquer cett périlleuse mise au point ?
Mais la vérité, elle, est d’une autre nature que le « je ». Elle est universelle, et il ne suffit pas de dire « verum dico » pour dire le vrai. Aussi Mercure va-t-il devoir fournir des preuves de ce qu’il avance.
S’il est bien l’esclave d’Amphitryon, et celui qui l’a suivi au combat, il doit pouvoir raconter ce combat. Ce qu’il fait sans omettre un seul détail, à la stupéfaction du vrai Sosie. Il ne faut chercher ici aucune vraisemblance (n’oublions pas que Mercure est un dieu).
Le comique vient de ce que Mercure, après avoir pris l’apparence de Sosie et l’avoir dépouillé de son identité, lui dérobe jusqu’à son propre logos : son discours, sa pensée, et même ses souvenirs. Et voilà le pauvre Sosie, « voyageur sans bagages », enveloppe vide, condamné à errer dans le monde des vivants comme un exilé parmi ses semblables. Ce qui provoque son monologue échevelé et dément, en tout point comparable à celui d’Harpagon : ubi ego perii ? ubi immutatus sum ? ubi ego formam perdidi ?

N'y a-t-il point quelque danger à contrefaire le mort? demanadait naïvement Argan. La réalité est-elle si fragile, si évanescente, qu'une simple pirouette réussit à la dissiper? En un mot, qu'importe qu'on soit imaginaire, pourvu qu'on soit malade, qu'importe que Mercure ne soit pas réellement Sosie s'il affirme qu'il l'est!La réalité n'est-elle, comme le suggère Diderot, que le produit de notre imagination? Jupiter est-il réellement devenu le mari d'Alcmène? oui, si l'on en croit toute l'Antiquité; tout était programmé pour que naquît Hercule. Pourtant cette scène entre Sosie et Mercure est parfaitement originale chez Plaute, qui avait pressenti tout l'effet comique qu'on pouvait tirer de la situation. Mais la reflexion qu'il fait naître est bien au-delà du rire; elle confine même à l'angoisse.

réponse des quizzes

  • i est l'impératif du verbe aller: eo, is, ire, ii, itum; il signifie donc "va"; de ce fait, il est également le mot le plus court de la langue latine...
  • tune est l'agglomérat de tu ( toi) et de la particule interrogative 'ne'; il signifie "est-ce que tu"; il n'ya pas de prénom masculin tunus...
  • quidem est un adverbe invariable; il signifie "certes, sans doute"; il est souvent en corrélation avec sed: quidem... sed= bien sûr... mais d'autre part; quant il est précédé (de près ou de loin) de NE, il signifie "même pas"; attention à ne pas le confondre avec quidam: quelqu'un!!!
  • temere est un adverbe invariable signifiant "au hasrd, à l'aventure, sans refléchir"; l'infinitif du verbe craindre est timeo, times, TIMERE!!!
  • modo est un adverbe qui signifie "seulement"; c'est aussi l'ablatif de modus, i, m: manière; dans ce cas il est accompagné d'un adjectif.
  • profecto signifie certes, assurément, et c'est un adverbe; mais ce peut être aussi le datif/ablatif de profectus, a, um, qui est le participe du verbe proficiscor: partir; profectus signifie "parti"
  • misere peut être le parfait 3° pl de mitto, is, ere, MISI, missum; ou un adverbe formé sur l'adjectif miser: misérablement. ATTENTION, j'ai lu une réponse "vocatif"; miser a pour vocatif miser, ces noms et adjectifs en -er, bien que faisant partie de la 2° déclinaison, ont le vocatif sg identique au nominatif
  • munere est l'ablatif de munus, muneris, nt (= fonction, cadeau)
  • interiere est le parfait 3° pl du verbe intereo, is, ire, INTERII, interitum: mourir
  • La lune blanche Luit dans les bois; De chaque branche Part une voix, Sous la ramée: Paul Verlaine
  • Certe edopol, quom illum contemplo et formam cognosco meam. Quem ad modum ego sum - saepe in speculum inspexi -, nimis similest mei!: Plaute (Amphitryon) traduction: ah mais c'est sûr, quand je la vois et que je pense à mon visage tel qu'il est (car je me suis souvent admirée dans mon miroir), mais elle me ressemble trop!
  • Seigneur, Vous m'avez fait puissant et solitaire...: Alfred de Vigny (Moïse)
  • allez venez Milord, vous avez l'air d'un môme, laissez vous faire milord, venez dans mon royaume! c'est bien sûr Edith Piaf qui chantait cette chanson, mais les paroles sont de Georges Moustaki
  • Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière,Puisque vous avez fait les hommes pour cela !: victor Hugo (à Villequier)
  • l'Histoire est un éternel recommencement: Thucydide
  • elle poussait un petit cri, fermait entièrement les yeux , et brusquement, elle avait l'air de s’efforcer de réprimer, d'anéantir un rire qui, si elle s'y fût abandonnée, l'eût conduite à l'évanouissement.: Marcel Proust
  • Suave, mari magno turbantibus aequora ventis: ces 2 vers, considérés comme la devise épicurienne, sont de Lucrèce; ils signifient: qu'il est doux, lorsque la mer est grosse et que les vents déchaînent les flots,de rester sur lerivage à contempler la terible épreuve d'autrui
  • Je suis un gars bien ordinaire...: très belle chanson de Robert Charlebois
  • Fugitive beautéDont le regard m’a fait soudainement renaître,Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?: charles Baudelaire (à une passante)
  • Que les peuples seront heureux quand les rois seront philosophes et quand les philosophes seront rois!: Denis Diderot
  • Le métro berlinois est de la même couleur que le manteau de Martine: c'est à la perspicacité d'Yveline Klein que nous devons cette stupéfiante remarque!
  • L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul: la Genèse
  • Nous étions quatre bacheliers...: c'est le 1° vers d'une jolie chanson peu conue de Georeges Brassens
  • εὔρηκα!!!: Archimède bien sûr!
  • Certe edopol, quom illum contemplo et formam cognosco meam. Quem ad modum ego sum - saepe in speculum inspexi -, nimis similest mei!: Plaute (Amphitryon) traduction: ah mais c'est sûr, quand je la vois et que je pense à mon visage tel qu'il est (car je me suis souvent admirée dans mon miroir), mais elle me ressemble trop!
  • La lune blanche Luit dans les bois; De chaque branche Part une voix, Sous la ramée: Paul Verlaine
  • Seigneur, Vous m'avez fait puissant et solitaire...: Alfred de Vigny (Moïse)
  • allez venez Milord, vous avez l'air d'un môme, laissez vous faire milord, venez dans mon royaume! c'est bien sûr Edith Piaf qui chantait cette chanson, mais les paroles sont de Georges Moustaki
  • Hélas ! laissez les pleurs couler de ma paupière,Puisque vous avez fait les hommes pour cela !: victor Hugo (à Villequier)
  • elle poussait un petit cri, fermait entièrement les yeux , et brusquement, elle avait l'air de s’efforcer de réprimer, d'anéantir un rire qui, si elle s'y fût abandonnée, l'eût conduite à l'évanouissement.: Marcel Proust
  • Fugitive beautéDont le regard m’a fait soudainement renaître,Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?: charles Baudelaire (à une passante)
  • Suave, mari magno turbantibus aequora ventis: ces 2 vers, considérés comme la devise épicurienne, sont de Lucrèce; ils signifient: qu'il est doux, lorsque la mer est grosse et que les vents déchaînent les flots,de rester sur lerivage à contempler la terible épreuve d'autrui
  • l'Histoire est un éternel recommencement: Thucydide
  • Je suis un gars bien ordinaire...: très belle chanson de Robert Charlebois
  • Que les peuples seront heureux quand les rois seront philosophes et quand les philosophes seront rois!: Denis Diderot
  • Le métro berlinois est de la même couleur que le manteau de Martine: c'est à la perspicacité d'Yveline Klein que nous devons cette stupéfiante remarque!
  • L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul: la Genèse
  • Nous étions quatre bacheliers...: c'est le 1° vers d'une jolie chanson peu conue de Georeges Brassens
  • εὔρηκα!!!: Archimède bien sûr!